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FESTES SAINT ANDRE

 

Festes Saint André est situé dans le Razès, à la limite avec le Kerkorb, dans un espace géographique où se rencontrent les paysages du Razès, de la haute vallée de l'Aude et de la montagne pyrénéenne. En plein coeur du triangle Limoux - Couiza - Chalabre, c'est une commune à la fois en zone viticole et en zone de montagne s'étalant à une altitude entre 300 et 700 m.

La commune de Festes et Saint André se compose en réalité de 2 villages bien distincts situés à 2 kilomètres l’un de l’autre. Festes, en aval, et Saint André, en amont. A la révolution, la paroisse de Festes avec son annexe Saint André est érigée en commune. A ce moment là, son territoire est celui que nous connaissons aujourd’hui à l’ exception de la section de Besse qui n’intègre cette commune qu’en 1793.

FESTES

L’origine de Festes est très ancienne puisque le lieu est mentionné pour la première fois en 870 dans une Charte de l’Empereur et premier Roi Carolingien Charles le Chauve en faveur d’Oliva, Comte de Carcassonne et du Razes « In comitatu Ratensi, in Festam… ». Ce texte fait de cette localité la plus ancienne connue de ce côté de l’Aude.

Festes, le plus en aval, le chef-lieu de la commune, est entouré de collines. En effet, les anciens ont construit le village sur une zone bien exposée, ensoleillée et à l'abri du vent.  Ils étaient vignerons, agriculteurs et éleveurs. Il le fallait bien pour tirer parti au maximum des terres de leurs modestes propriétés. Ils cultivaient les céréales ou des légumes sur les meilleures terres, la vigne sur les pentes les mieux exposées, le fourrage sur les autres. Sur celles qui n'étaient pas cultivables, ils faisaient paître les moutons et les chèvres. Tout était cultivé. Il suffit de regarder les vieilles cartes postales du début du siècle pour s'en rendre compte. Aujourd'hui, la garrigue, la lavande et le thym conquièrent le territoire au fur et à mesure que l'homme délaisse les pièces les plus ingrates,  difficiles à cultiver ou affectées à l'élevage des ovins.

A la sortie du village en direction du hameau du Cazal, on peut admirer dominant le site, l’ancien château seigneurial, bâtisse du XVI ème, qui appartenait à la famille de MONTFAUCON et en contrebas, l’ancien moulin banal à eau et l’église.

-L’église de Festes.

 

Une magnifique pierre de taille placée au coin du mur du clocher, indique que l’église fut bâtie en 1667, pendant l’épiscopat de Nicolas Pavillon, évêque d’Alet. A l’intérieur de ce lieu de culte, on peut remarquer l’emplacement du tombeau de la famille de MONTFAUCON. L’un des personnages inhumé est François de MONTFAUCON, seigneur de Festes et de Tournebouix. A côté, une autre dalle porte une inscription ou un monogramme plus antique. L’Autel de l’église à clocher-fronton est placé dans une tour demi-circulaire avec l’office séparé par une cloison. La décoration est sommaire mais donne paradoxalement un certain caché.

A voir près du cimetière les restes du mur de l’ancienne église à l’endroit où l’ancien village est situé. Pendant les guerres de religion, en 1563, les bandouliers protestants sont venus piller le village et ont massacré une partie de la population avant d’avoir mis le feu aux maisons. Il est probable que ce soit à cette époque là que la communauté se soient déplacé.

 

SAINT ANDRE

Saint André est blotti au pied des premiers contreforts des Pyrénées où la rivière la Corneilla prend sa source au lieu-dit les Mouroulats. Pour arriver au col de Festes, une route sinueuse s’ouvre au milieu des bois et permet d’ accéder à de magnifiques points de vue sur les Pyrénées ou sur les monts du Haut Razes.

- L’église de Saint André.

La mention la plus ancienne de l’église date de 1347 dans un document de l’Ordre de Malte : « Ecclessia Sancti Andrée de Bessa ». A l’époque de Nicolas Pavillon, elle est inscrite comme annexe de celle de Festes.

En 1860, pouvait encore observer à côté de la porte d’entrée un blason représentant des oiseaux et des cerfs. Les villageois racontaient qu’ils s’agissait des armoiries de Monseigneur Martin, évêque de Carcassonne et originaire du hameau. A la mort de l’évêque Pierre d’Auxillon, les voix des chanoines de la Cathédrale de Carcassonne se partagent entre Hugues de Voisin et Martin de Saint André. S’ensuit alors un procès qui est rendu en faveur de Martin que le Roi et le Pape soutiennent. Il meurt en 1546 et est remplacé par Charles de Bourbon, évêque de Nevers.

L’église de Saint André a été rénovée entre 1895 et 1900. Le toit est refait et rehaussé, la porte d’entrée déplacée, le sol de l’église relevé , et un drain autour du bâtiment pour le protéger de l’humidité.

 

© Limoux-aude.com   - Philippe Esperce

 

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Bouriège, Bourigeole et Festes Saint André au temps jadis : Articles de journaux à partir de 1948 publiés dans la presse locale de l'époque par Henry Allaux, correspondant pour ces 3 villages.

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